martes, 17 de noviembre de 2015

Pedro Téllez-Girón, príncipe de Anglona (25)




Vista aérea de Osuna. Cortesía de Bermúdez



Volvemos a abandonar de nuevo el relato lineal de los hechos, en este caso para dar a conocer un texto que creemos de interés. Se trata de una versión francesa del segundo intento de liberar Osuna de la ocupación napoleónica, acción en la que pudo participar Anglona, al menos lo hizo la unidad que mandaba, y que tuvo lugar en el mes de julio de 1812. En cierta forma el texto complementa otro ya conocido que puede leerse a partir de la página 448 de Osuna napoleónica (1810-1812), (Sevilla, 2001), una de las excepcionales obras sobre esta época de Francisco Luís Díaz Torrejón. El valor de la versión que presentamos reside en expresar el punto de vista francés, poco imparcial, inexacto en muchos datos, pero cotejable desde ahora con el relato de Díaz Torrejón, más próximo a la realidad histórica por haber sido escrito tras la consulta de archivos franceses y españoles. Además, el lector podrá reconocer muchos de los escenarios mencionados e imaginar mejor este episodio ursaonés de la Guerra de la Independencia. El texto original puede localizarse vía Internet en la Biblioteca Nacional de Francia (bnf.fr), pero he creído conveniente copiarlo aquí y acompañarlo de una traducción. 

                                                                   
          
Portada renacentista de la Colegiata. Foto: 
maravillasdeespana.blogspot.com.es


« Attaque et combat d’Ossuna.
Vers la fin de juillet, Ballesteros entreprit une nouvelle expédition. Instruit par les habitants du pays de Ronda, de tous les mouvements des Français et de la force de détachements qui occupaient les divers points des environs, il apprit que la ville d’Ossuna, située dans la province de Séville, et distante de deux fortes journées de marche de Ronda, était faiblement gardée, le colonel d’état-major Beauvais, qui commandait dans cette partie, venait de détacher en colonne mobile la moitié d’un faible bataillon de ligne. Ses forces ne se composaient que de ce bataillon et de 60 chevaux de dragons; iI avait à garder un district de douze à quinze lieues de circonference, et il ne restait plus que deux compagnies d’infanterie dans Ossuna, dont la population, assez mal disposée en faveur des Français, s’élevaient à 6,000 habitants.
Dans la soirée du 24 juillet, le général espagnol partit du village de Canete [sic], avec une colonne de 3,000 hommes, dont 300 de cavalerie, et arriva le 25, à deux heures du matin, sous les murs d’Ossuna, qui n’a pour enceinte que les clôtures des jardins de ses dernières maisons. Malgré la faiblesse des postes établis aux issues de la ville et qui ne pouvaient résister à une attaque sérieuse, Ballesteros, dans la crainte de donner l’alarme au peu de troupes qui étaient dans l’intérieur, ne voulut pas se hasarder à les forcer. Ses troupes, favorisées par les habitants des maisons dont les murs de jardin formaient l’enceinte de la ville, s’introduisirent en silence dans ces jardins, et y attendirent que le jour commençât à poindre pour se répandre dans Ossuna et enlever les Français dans leurs logements. En effet, à deux heures et demie, les Espagnols débouchèrent par un grand nombre de rues à la fois; deux compagnies de grenadiers espagnols s’avancèrent vers le quartier du colonel Beauvais, logé dans une maison dont les derrières donnaient sur la place d’armes, presque en face d’un couvent qui servait de caserne à sa troupe. La sentinelle placée à la porte fit feu sur cette colonne et donna l’éveil à la garde, qui, à la vue du grand nombre de ses adversaires, se barricada dans l’intérieur. L’alarme s’étant bientôt répandue, les officiers logés chez les habitants se rendirent à la caserne. Le colonel Beauvais, après avoir donné, par une fenêtre élevée, des ordres aux deux compagnies de ligne déjà sous les armes pour défendre les issues de la place, se mit a la tête des cinq soldats de garde chez lui, fit ouvrir la porte de la maison, se fit jour a travers les masses d’ennemis qui l’assiégeaient, en tua deux de sa main, et gagna la place, dont ses compagnies étaient restées en possession. Leur brave commandant avait été blessé, sans gravité, d’une balle dans le bras et d’un coup de baïonnette à la cuisse.
Peu à peu les colonnes ennemies, arrivant vers la place, en fermèrent tous les débouchés, à l’exception d’un seul , qui conduisait à un bâtiment situé sur une hauteur près des murs de la ville, et qu’on avait précédemment retranché à la hâte, afin de servir de réduit à la garnison dans le cas d’une agression sérieuse; trente hommes gardaient ce poste, qui était muni de vivres pour quinze jours. La fusillade était engagée à l’entrée des rues qui donnent sur la place, et le réduit allait être coupé de sa communication, lorsque le colonel français forma en colonne serrée les 110 hommes qui composaient toute sa troupe, prit la direction du réduit et y arriva sans perdre un seul bomme. Les postes que l’ennemi avait négligés aux entrées de la ville, s’étaient également retirés sur le même point par l’extérieur. Le colonel Beauvais se battit jusqu’à six heures du soir, repoussant toutes les attaques dirigées contre sa position, et recueillit plusieurs petits détachements venant des environs d’Ossuna, et, entre autres, une reconnaissance envoyée pendant la nuit dans la direction de Canete, mais dont les Espagnols avaient évité la rencontré. Les Espagnols avaient fait mettre en batterie un petit obusier et une pièce de canon de montagne, qui tirèrent constamment sans faire aucun dommage notable au réduit, et qui ne blessérent qu’un seul homme. Les Français, dont le feu de mousqueterie plongeait la ville et découvrait toute la place d’armes, firent beaucoup de mal à l’ennemi.
Après avoir pillé tous les établissements des Français dans Ossuna, Ballesteros, informé qu’une forte colonne s’avançait de la frontière de Grenade à sa poursuite, se retira précipitamment par le chemin qui l’avait amené. Il laissait dans Ossuna une soixantaine de soldats tués, ou trop grièvement blessés pour pouvoir le suivre, et il emmenait environ 50 prisonniers. A sept heures du soir, l’ennemi avait évacué la ville et tous les postes étaient réoccupés par les Français. Le colonel Beauvais fit harceler l’arrière-garde espagnole par une compagnie qui lui prit encore quelques homnes. Ballesteros se hâta de regagner le camp de Saint-Roch”.

(France militaire : histoire des armées françaises de terre et de mer de 1792 à 1837; Paris, 1838; tomo 5º, págs. 24 y 25).   



Vista parcial de la Osuna monumental
(Fotografía del autor del artículo)


Ataque y combate de Osuna.
A finales de julio Ballesteros emprendió una nueva expedición. Informado por los habitantes de la comarca de Ronda de todos los movimientos de los franceses y de la importancia de los destacamentos que ocupaban los distintos puntos de los alrededores, supo que la villa de Osuna, situada en la provincia de Sevilla y a dos días de dura marcha de Ronda, estaba débilmente defendida, pues el coronel del estado mayor Beauvais acababa de enviar destacada en columna móvil la mitad de un batallón de línea poco numeroso. Sus fuerzas se componían sólo de ese batallón y de 60 dragones a caballo, y tenía a su cargo la vigilancia de un distrito cuya circunferencia oscilaba entre doce y quince leguas [66 y 83 kilómetros]. En ese momento sólo habían quedado dos compañías de infantería en Osuna, cuya población, muy poco favorable a los franceses, era de 6.000 habitantes.
Había ya anochecido el 24 de julio [de 1812] cuando el general español salió de Cañete [la Real] al frente de una columna de 2700 hombres de infantería y 300 jinetes. A las dos de la madrugada estaba al pie de los muros de Osuna, recinto defendido sólo por los cercados de los huertos pertenecientes a sus últimas casas. A pesar de la debilidad de los puestos establecidos en las salidas, que no hubieran podido resistir un ataque serio, Ballesteros, temeroso de alertar a la escasa tropa que había en el interior, no quiso correr el riesgo que suponía enfrentarse a ella. Ayudados por los habitantes de las casas cuyos huertos constituían el cercado de la población, se introdujeron silenciosamente en ellos y esperaron que empezara a despuntar el día para esparcirse por el pueblo y sorprender a los franceses en sus alojamientos. Sobre las dos y media los españoles se desparramaron al mismo tiempo por numerosas calles. Dos compañías de granaderos españoles se adelantaron en dirección al barrio del coronel Beauvais, alojado en una casa cuya parte trasera daba a la plaza de armas, casi enfrente de un convento que servía de cuartel a su tropa. El soldado que hacía guardia en la puerta hizo fuego sobre la columna y dio la alarma pero a la vista del gran número de los adversarios tuvo que parapetarse en el interior. La alarma se extendió con rapidez y los oficiales alojados en domicilios particulares se dirigieron al cuartel. El coronel Beauvais, tras haber dado orden desde una de las ventanas de los pisos altos de defender las entradas de la plaza a las dos compañías de línea ya armadas, se puso al frente de los cinco soldados de guardia en su casa, mandó abrir las puertas, se abrió paso a través de las masas de enemigos que la asediaban y, tras haber matado a dos de ellos, llegó a la plaza, que había quedado en posesión de sus compañías. Su bravo comandante había sido herido, aunque no de gravedad, de bala en un brazo y de un golpe de bayoneta en una pierna.
Poco a poco, las columnas enemigas fueron llegando a la plaza y cerraron todas las salidas excepto una, que conducía a un edificio situado sobre un punto elevado cercano a los muros de la población que con anterioridad había sido acondicionado, aunque de manera apresurada, como un reducto defensivo para la guarnición en caso de una agresión seria. Este lugar fortificado estaba defendido por treinta hombres y provisto de víveres para quince días. Había intercambio de disparos en todas las salidas de la plaza y estaba a punto de cortarse la comunicación con el reducto cuando el coronel francés formó en columna cerrada los 110 hombres que componían toda su tropa y tomó el camino del improvisado fortín, a donde llegó sin baja alguna. También se refugiaron allí los vigilantes de las entradas que el enemigo no atacó en su momento, los cuales llegaron al reducto por el exterior. 
El coronel Beauvais estuvo batiéndose hasta las seis de la tarde, rechazando todos los ataques dirigidos contra su posición, y acogiendo a algunos pequeños destacamentos provenientes de los alrededores de Osuna, entre ellos uno de reconocimiento enviado la noche anterior en la dirección de Cañete y que fue evitado por los españoles. Estos habían hecho poner en batería un cañón de pequeño calibre y una pieza de cañón de montaña, que disparaban constantemente sin causar ningún daño de consideración al reducto y sólo hirieron a un hombre. Los franceses, cuyo fuego de mosquetería acribillaba el pueblo entero y dominaba toda la plaza de armas, hicieron mucho mal al enemigo.
Tras haber saqueado todos los alojamientos de los franceses en Osuna, Ballesteros, habiendo sido informado de la salida en su persecución de una columna numerosa desde la frontera de Granada, se retiró de manera precipitada por el camino que había traído. Dejaba en Osuna unos 60 soldados muertos, o heridos de demasiada gravedad para seguirle, y se llevaba alrededor de 50 prisioneros. Sobre las siete de la tarde el enemigo había evacuado la villa y los franceses habían recuperado todas sus posiciones. El coronel Beauvais hizo hostigar la retaguardia española por una compañía que hizo nuevos prisioneros. Ballesteros se apresuró a volver al campo de San Roque.


La cuesta de San Antón


Las inexactitudes que contiene el texto son numerosas. Para empezar, y según puede leerse en la obra de Díaz Torrejón ya mencionada, fruto de un arduo trabajo de investigación y de amena e interesante lectura, no fue el general Ballesteros quien mandaba las tropas que llegaron a Osuna aquel día de julio de 1812 sino un subordinado suyo, el coronel Felipe Berenguer. También llama la atención el número de habitantes que el texto le supone a la localidad ursaonense en aquellos momentos, que debía ser mucho más elevado, aproximadamente catorce mil. En cualquier caso, espero que la lectura de esta versión francesa sirva a los conocedores del monumental pueblo de Osuna para poder imaginar bien las acciones de ese día, pues no hay más que suponerse en la Plaza Mayor para ver a Charles Beauvais de Préau, gobernador militar de Osuna en aquellos momentos, dando órdenes desde una de las ventanas de la Casa de los Cepeda a los soldados que hacían la guardia del Convento de San Francisco, en ese momento cuartel de la tropa francesa, y luego al mismo Beauvais atravesando la plaza a la carrera protegido por sus hombres y esquivando como podía los disparos y los bayonetazos de los soldados españoles. La narración permite suponer también que la calle que quedó libre y por la que huyeron los franceses hacia la zona alta pudo ser muy bien la Cuesta de San Antón. También, y con sentimiento por el daño que el tiroteo debió causar en la portada renacentista de la Colegiata, podemos ver a los franceses parapetados en el andén que rodea el templo y a los españoles disparándoles con sus pequeños cañones desde la plaza. Hechos luctuosos que forman parte de la historia ursaonense. En cualquier caso, y para tener una versión más objetiva y equilibrada de aquellos acontecimientos, recomiendo encarecidamente la lectura de la obra de Francisco Luis Díaz Torrejón.
Nada como conocer las barbaridades de los hombres para no volver a repetirlas. Fomente la lectura: la sociedad del mañana se lo agradecerá.



(Continuará).    

lunes, 9 de noviembre de 2015

Pedro Téllez-Girón, príncipe de Anglona (24)



Sala del Museo del Romanticismo. (Madrid)


Don Marcelino Menéndez Pelayo, colega y protector de Rodríguez Marín, dejó escrito en una de sus obras más célebres que la sociedad patriótica presidida por Anglona, llamada Los amigos de la Constitución, “nada hizo ni sirvió para nada” (Historia de los Heterodoxos Españoles, Madrid, 1987; vol. II, pág. 756). Sin embargo, los autores contemporáneos de nuestro protagonista no opinan lo mismo. Este es el caso de Alcalá Galiano en sus Memorias, publicadas por su hijo en 1886, y del anónimo autor de Examen crítico de las revoluciones de España de 1820 a 1823 y de 1836 (París, 1837). Ambos coinciden en destacar la importancia que tuvo una representación al mismo Fernando VII redactada, según afirman, por algún miembro de la sociedad patriótica y firmada por muchos de sus compañeros. Dicha representación —“súplica o proposición motivada que se hace a los Príncipes y superiores” (Diccionario de Autoridades)—, consistía en una crítica a la labor de los ministros y llegó a manos del monarca en diciembre de 1820, un momento muy delicado porque el mes anterior había tenido lugar lo que Tuñón de Lara califica de intento de golpe de estado por parte del mismo rey Fernando, el cual había nombrado “al general Carvajal capitán general de Castilla la Nueva sin contar con los ministros” (La España del siglo XIX, Madrid, 2000; vol. I, pág. 78). La representación tuvo un efecto negativo sobre la sociedad patriótica. Veamos cómo se cuenta en la página 24 de la obra ya citada Examen crítico de las revoluciones de España de 1820 a 1823 y de 1836:

“Es tambien muy notable que, mientras que en el club de la Cruz de Malta [nombre del café donde se reunía la sociedad] se declamó contra el monarca y se predicó la insurreccion, las autoridades no hicieron alto en aquellos escandalos, ni intentaron reprimirlos; pero así que se estendió [sic] contra los ministros la representacion que queda citada, se tomaron medidas para disolver el club, y por fin se desplegó todo el aparato de la fuerza armada, y el cafe de la Cruz de Malta se cerró á la hora en que solia reunirse la sociedad patriotica.”

Más adelante volvió a abrir sus puertas y, junto con la Fontana de Oro, representó un papel muy importante en la escena política. Pérez Galdós hace referencia a él en su novela La Fontana de Oro, exactamente en los capítulos XXVI y XXXII. Estaba situado en la calle del Caballero de Gracia, entre Montera y Alcalá. Cerró sus puertas definitivamente a principios de la década de 1830.
Aquellos años del Trienio Liberal no fueron fáciles para nadie. El adjetivo liberal no debe engañarnos en este caso: disfraza una realidad muy distinta a la que podía esperarse según la mentalidad general actual y la idea que el lector medio del siglo XXI pueda tener de su significado, de espectro muy amplio. Como prueba de ello, veamos a continuación algunos fragmentos de un edicto que, afortunadamente, se salvó de la quema sistemática de los documentos oficiales de estos años y Artola ha reproducido en la Historia de España Menéndez Pidal (Madrid, 1992; vol. XXXII, pág. 704). Dicho documento, el contenido de una ley decretada por las Cortes, fue expedido por el Gobierno Político de la provincia de Sevilla a todos los ayuntamientos de su jurisdicción. Está fechado en Sevilla el 7 de mayo de 1821 y, entre otros artículos, comprende los siguientes:

“Art. 1º. Cualquiera persona de cualquier clase y condición que sea, que conspirase directamente y de hecho á trastornar, ó destruir ó alterar la Constitución política de la Monarquía española, ó el Gobierno monárquico moderado hereditario que la misma Constitución establece, ó á que se confundan en una persona ó cuerpo las potestades legislativas, ejecutiva y judicial, ó á que se radiquen en otras corporaciones ó individuos, será perseguida como traidor, y condenada á muerte.
Art.2º. El que conspirase directamente y de hecho á establecer otra religión en la España, ó á que la Nación española deje de profesar la Religión católica, apostólica romana, será perseguido también como traidor y sufrirá la pena de muerte. Los demás delitos que se cometan contra la Religión serán castigados con las penas prescritas, ó que se prescribieren por la leyes. […]
Art.17º. Cualquiera que impidiese ó conspirase directamente y de hecho á impedir la celebración de las Córtes [sic], ordinarias ó extraordinarias en las épocas y casos señalados por la Constitución, ó hiciese alguna tentativa para disolverlas ó embarazar sus sesiones y deliberaciones, será perseguido como traidor, y condenado á muerte”. 

Tras la restauración del régimen absolutista en 1823, los liberales fueron buscados con auténtico rencor. Gracias al testimonio del ilustre ursaonés García Blanco, sabemos que la familia de este olvidado hebraísta salvó la vida mediante la generosa protección de los Cepeda, en cuya casa de la calle de la Huerta de Osuna—sede hasta hace unos años de los Juzgados —, pasó todo el verano refugiada de la violencia de los incontrolados. En cuanto a Anglona, según la condesa de Yebes en su libro ya citado, a principios de junio de 1823 se encontraba en Sanlúcar de Barrameda a punto de embarcar rumbo al exilio. A la luz de los últimos descubrimientos documentales, en especial una lápida sepulcral, María del Rosario Fernández de Santillán, su esposa, no le acompañaría al exilio en un primer momento al menos, pues en el mes de noviembre de ese mismo año dio a luz en Madrid a una niña, que fue bautizada en la Almudena con el nombre de Cándida.
(Continuará).

jueves, 22 de octubre de 2015

Pedro Téllez-Girón, príncipe de Anglona (23)



La marquesa de Alcañices



En este artículo vamos a abandonar el relato lineal de la vida de Anglona para avanzar unos cuantos años, veintitrés para ser exactos, licencia que nos permite comentar de manera adecuada la ilustración que lo encabeza; más adelante volveremos a la narración en el punto que la dejamos.
Nos encontramos a mediados de agosto de 1844. Nuestro príncipe de Anglona está a punto de cumplir cincuenta y ocho años. Para la época, y teniendo en cuenta la vida un tanto azarosa e incluso llena de privaciones que había llevado en algunos momentos, su edad es la de una persona ya en la vejez; de hecho, vivirá sólo seis años más. En ese momento, el titular de la Casa de Osuna es su sobrino Pedro de Alcántara Téllez Girón y Beaufort, XI duque de Osuna. Lleva el nombre de su tío el Príncipe y de su abuelo paterno, el IX duque de Osuna, y ha cumplido ya treinta y cuatro años. Aún no ha contraído matrimonio, ni siquiera está prometido. En sus círculos íntimos es sabido el amor no correspondido que siente hacia una prima hermana suya, una hija de Joaquina Téllez-Girón y Alonso Pimentel y de José Gabriel de Silva-Bazán y Waldstein, marqués de Santa Cruz. Se llama Inés y fue retratada por Garrois en 1821, a la edad de 15 años, precisamente en la miniatura que encabeza el artículo. A decir de los escritores que la conocieron, en 1844 su belleza seguía inalterada, por lo que podemos imaginarla perfectamente a esa época. El amor del Duque por ella, que ha sido siempre platónico, ahora, además, es imposible por una fatalidad: Inés ya es una señora casada, la mujer de Nicolás de Ossorio y Zayas, marqués de Alcañices. Pero el romanticismo está de moda, y el duque de Osuna es romántico por naturaleza, no como una pose o de manera afectada o falsa. Zorrilla acaba de estrenar Don Juan Tenorio en marzo de ese mismo año y su principal personaje femenino se llama precisamente Inés.
Como cuenta Antonio Marichalar en su famosa obra titulada Riesgo y ventura del duque de Osuna, ese caluroso día de mediados de agosto el Duque no se siente muy bien y, una vez en El Capricho, adonde ha llegado desde Madrid, ordena que no se le moleste, que no está para nadie. Invadido por la melancolía, pasea solo por su más querida posesión, un lugar de gran valor afectivo por haber sido muy feliz en ella en compañía de su abuela, la madre de Anglona. De repente, oye a lo lejos el tintineo producido por un coche de caballos que identifica claramente como el de su prima Inés quien, en contra de su previsión más optimista, había ido a visitarlo. Comprende que se le ha dicho que el Duque no recibe y, desesperado, comienza una inútil carrera tras el coche bajo el sofocante calor de aquel día del mes de agosto. El polvo que levanta el carruaje le impide ver y ser visto, el ruido que producen arneses, ruedas, cascabeles y caballos ahoga sus gritos y, finalmente, exhausto, agotada su naturaleza, cae fulminado por un derrame cerebral. Trasladado a su casa palacio de la calle de Leganitos, morirá unos días después. Hereda el título su hermano Mariano, el famoso Duque amante del despilfarro. Ya ven, en definitiva, si la mujer cuyo retrato acompaña el artículo es importante para la historia de Osuna, y aun de España. Nada más lejos de mi intención que considerarla responsable del ascenso de Mariano: no podemos culpar a la rosa de ser tan bella ni de despertar las pasiones que despierta. Pedro, el XI Duque, fue un hombre alto y apuesto a juzgar por el retrato suyo pintado en 1833 por Valentín Calderera y conservado en el Museo del Romanticismo de Madrid —con una cartela, por cierto, inexacta, que lo identifica como Mariano—, y una persona, según sus contemporáneos, amante de la cultura, sensible a la música y muy dotada para el ejercicio de las artes. Lástima que muriera tan joven y sin descendencia. La cartela reza como sigue:

“Valentín Carderera y Solano, Mariano Téllez Girón, XII Duque de Osuna.
Óleo sobre lienzo. ca. 1833”

Mariano no sería duque hasta la muerte de su hermano, hasta 1844. En cualquier caso, la atribución de la identidad del retratado a uno de los dos hermanos continúa en el aire. Este es el retrato al que nos referimos.


Imagen tomada de ceres.mcu.es


Mariano llegó a estar casi comprometido con otra prima, una hija de la marquesa de Camarasa, la mayor de las hermanas de Anglona, compromiso que, a juzgar por la lectura de El duque de Osuna embajador en Rusia, de Federico Oliván (Madrid, 1949, págs. 14 y 15), había acabado por romper el futuro Duque en 1841. No me resisto a copiar aquí el contenido de la última carta que le escribiera su desilusionada pero realista prima:

“Por la estafeta pasada recibí, Mariano, una carta tuya, la cual me llenó de pena, aunque no de admiración, pues siempre estaba prevenida para sufrir este mal porte que has tenido conmigo. Una sola gloria tengo, y es el no haber merecido nunca que el fin de nuestras relaciones fuera éste. Pero, en fin, ya no hay remedio. Todo, todo se ha acabado. Procuraré olvidarte como tú me has olvidado a mí. Y sólo tengo ya que decirte en esta última carta que te escribo, que deseo seas más feliz que tu prima Ángela”.

Para finalizar el artículo, voy a tomar prestadas las palabras que Mesonero Romanos dedica en la página 303 de su obra El antiguo Madrid (Madrid, 1861) a la residencia ducal de la calle Leganitos, donde falleció el XI Duque:

“Esta casa de gran suntuosidad, aunque muy deteriorada, ha tenido en nuestros tiempos varios usos, tales como fábricas y talleres, teatros caseros, y otros, además de estar ocupada en gran parte por la magnífica biblioteca del señor Duque propietario, hasta que últimamente fue trasladada á la del Infantado en las Vistillas”.

Estaba situada en la parte más alta de esta céntrica calle madrileña, en su extremo opuesto a la Plaza de España. Si pasean por la ciudad, no busquen la casa: fue demolida hace años y de ella sólo queda el aroma de la Historia.
(Continuará).






martes, 6 de octubre de 2015

Pedro Téllez-Girón, príncipe de Anglona (22)


(Ejemplar de la Biblioteca de la 
Universidad de Sevilla. 
Sign.: A.Guichot 0521)



El artículo anterior estuvo dedicado a la actividad de Pedro Téllez-Girón como director del Museo del Prado, el segundo de la historia de esta institución. Hoy vamos a acercarnos un poco a su actuación política durante el mismo periodo (1820-1823), muy comprometida con el sector moderado del partido liberal.
La dirección del Museo del Prado, denominado entonces Real Museo de Pintura y Escultura, era un cargo casi inocuo desde el punto de vista político, un cometido que podía comprometer poco su situación personal llegado el caso de una restauración de la monarquía absoluta, algo que acabó siendo una realidad en el verano de 1823. Sin embargo, Anglona llamaría también la atención por sus actividades proconstitucionales. Prueba de ello son dos textos que figuran en el catálogo colectivo del Patrimonio Bibliográfico Español:

Discurso pronunciado por el Príncipe de Anglona presidente de la Sociedad Constitucional, celebrando el aniversario del restablecimiento de la Constitución política de esta Monarquía en el día 19 de marzo de 1922 / por el Principe de Anglona. Madrid, Imprenta de don León Amarita, Carrera de S. Francisco, 1, 1822.
Este discurso aparece en algunos lugares como publicado en Madrid en 1825, algo que resulta difícil de creer. La publicación de un texto en defensa de la Constitución en el mismo Madrid, o en cualquier lugar de España, y en plena Década Ominosa no se explicaría a no ser que tanto el impresor como el autor tuvieran tendencia suicidas, y creo que este no era el caso. Si alguno de los lectores siente en su interior el llamado de la vocación investigadora, tan necesario, y vive cerca de las instituciones donde se encuentran las bibliotecas que conservan ejemplares de este discurso, todas en Madrid  —la Biblioteca Nacional de España, la Real Academia de Ciencias Morales y Políticas y la Real Academia de Jurisprudencia y Legislación—, puede comprobar por sí mismo si existe algún error en la fecha de 1825, pero todo apunta a que sí.

Discurso pronunciado en la Sociedad Constitucional por su Presidente el Príncipe de Anglona el dia 15 de julio de 1822, en que se celebró el aniversario del Juramento de la CONSTITUCIÓN hecho por S.M. en las Cortes en 9 de julio de 1820 / por el Principe de Anglona, Madrid, Imprenta de don León Amarita, Plazuela de Santiago, 1822).
            Este es el segundo de los textos aludidos.

Aún no he podido conseguir los discursos, pero puede asegurarse que no serían del agrado de los partidarios del absolutismo. Sólo así se explica el exilio de Anglona tras la invasión francesa de 1823. De no haberse exiliado, podría habérsele aplicado la sanción prevista por el Real Decreto de 9 de octubre de 1824 que no era otra que la pena de muerte para todo aquel que, simplemente, hubiera gritado “¡Viva la Constitución!”, sin “poder esgrimir atenuantes como la embriaguez” (Manuel Tuñón de Lara, La España del siglo XIX, Madrid, 2000; vol. I, pág. 91). La “Sociedad Constitucional” a la que aluden los títulos de los discursos debe tratarse de una mencionada por Marcelino Menédez y Pelayo en su Historia de los Heterodoxos Españoles (Madrid, 1987; vol. II, págs. 755 y 756), donde puede leerse:

“Para mayor desconcierto, y como si nadie acertara por entonces a gobernar sino por el tortuoso camino de las sombras y del misterio, hasta a los liberales moderados y enemigos de la anarquía, a los que meditaban una reforma de la Constitución, a los Martínez de la Rosa, Toreno, Felíu y Cano Manuel, se atribuyó el haber formado, bajo la presidencia del príncipe de Anglona, una sociedad semisecreta, que se llamó de Los Amigos de la Constitución.”

Celebraban las reuniones en el conocido Café de la Cruz de Malta, escenario por aquellos días de reuniones y discursos que contribuyeron a cambiar la historia de nuestro país, algo parecido a lo ocurrido en el célebre Café de la Fontana de Oro, popularizado por la novela de Galdós. Ya hablaremos de ello en próximas entregas.
(Continuará).